Et pan deux fois de suite sur PostFinance! Deux lecteurs, l’un de Crans-près-Céligny, l’autre de Delémont, nous signalent une particularité du géant jaune dans le domaine hypothécaire et nous demandent s’il s’agit d’une exclusivité.
Le premier s’étonne que PostFinance utilise l’usance internationale et non pas l’usance suisse. La différence tient au nombre de jours retenus pour le calcul des intérêts d’une dette. Bizarrement, en effet, une année comptable est composée de 360 jours.
L’usance suisse joue le jeu et applique l’intérêt sur l’année comptable. Si le taux est de 2%, le montant des intérêts d’une hypothèque de 400 000 fr. va donc se monter à 8000 fr.
L’usance internationale, en revanche, se réfère à l’année civile de 365 jours (366 les années bissextiles). Indirectement, le taux de 2% est donc multiplié par 365/360, soit 2,028%. Du coup, le propriétaire va payer 8112 fr., soit 112 fr. de plus par an.
Après sondage auprès des plus importantes banques de Suisse romande, PostFinance ne semble pas se distinguer de la concurrence sur ce plan. Comme elle, en effet, presque toutes les banques utilisent l’usance suisse pour les hypothèques traditionnelles (variable ou fixes) et l’usance internationale pour les hypothèques Libor. Il importe donc de veiller à ce détail au moment de contracter un emprunt pour financer sa maison.
Le deuxième lecteur s’offusque du fait que, lors d’un renouvellement d’hypothèque, PostFinance exige une copie complète de sa déclaration d’impôt. «Est-ce l’usage et puis-je refuser?» nous demande-t-il. L’usage, oui, puisque, profitant du même sondage, toutes les banques nous ont répondu se réserver le droit de faire de même. Quant à refuser, bien sûr, notre lecteur le peut, mais le prêteur est alors libre, lui aussi, de renoncer au renouvellement du contrat…