Sommaire
- ControverseRôle flou des intermédiairesEnviron la moitié des personnes désireuses d’adopter un enfant entament les démarches avec l’aide d’un intermédiaire, c’est-à-dire une association ou un groupe de personnes connaissant bien les pays d’origine. Cette pratique est toujours de mise pour les pays qui n’ont pas ratifié la Convention de La Haye, mais elle est remise en cause pour les autres. Car en application de la Convention, la Suisse attribue désormais aux autorités (fédérale et cantonale) le pouvoir de constituer les dossiers d’adoption. Le rôle des intermédiaires est de ce fait peu clair. Et ils sont en attente d’une autorisation de la nouvelle autorité de surveillance, la Confédération.L’un des principaux intermédiaires, Terre des Hommes, est monté aux barricades. Dans un récent bulletin, il dénonce «l’impasse helvétique»: des compétences en matière d’adoption ont été attribuées aux autorités suisses, mais celles-ci manquent de moyens pour y faire face. Mais un autre intermédiaire important, le Bureau genevois d’adoption, estime pour sa part prématuré d’évaluer les incidences de la Convention.Quant à la nouvelle autorité fédérale attaquée, le Service international de la protection des enfants, elle se défend de manquer de moyens et demande qu’on lui accorde un temps d’adaptation. Elle envisage par ailleurs de déléguer des compétences aux intermédiaires.>Autorités centrales n cantonales:BE: 031 633 76 33FR: 026 347 27 37GE: 022 327 63 60JU: 032 420 51 54NE: 032 889 66 40VD: 021 316 53 53 VS: 027 606 48 40
Bon à Savoir 09-2003
10.09.2003
La Suisse a ratifié la Convention de La Haye en matière d’adoption dans le souci de mieux défendre les intérêts des enfants et de lutter contre les
filières douteuses. Par conséquent, depuis le début de l’année, les cantons ne se «contentent» plus d’intervenir au début et à la fin d’une procédure d’adoption, mais ils donnent leur aval à plusieurs reprises.
De plus, une autorité fédérale a été mise sur pied: c’est par elle que se font désormais les ...
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