Sommaire
- L'histoire de la poutre et de la paille… Il est préférable, si on souhaite demander l’exclusion d’un membre de la communauté, de n’avoir soi-même rien à se reprocher! A cet égard, le Tribunal fédéral a récemment publié un arrêt* renvoyant dos à dos deux copropriétaires qui se trouvaient en conflit depuis plusieurs années. Leurs relations communes avaient été ponctuées de plaintes en justice, d’injures, de voies de fait et même de lésions corporelles. Jusqu’à ce que le copropriétaire détenant la majorité des parts ait obtenu, par décision de la justice lucernoise, l’expulsion de son adversaire, qui a fait recours. Finalement, la décision a été annulée par les juges de Mon-Repos, qui ont considéré qu’un copropriétaire ne peut en exclure un autre au motif qu’il enfreint des obligations que lui-même ne respecte pas. C’est pourquoi, toute personne souhaitant exceptionnellement mener une telle action en justice, doit au moins se comporter, elle-même, correctement. *5A_534/2011 du 13 octobre 2011.
Bon à Savoir
22.05.2013
Dernière mise à jour:
06.07.2022
06.07.2022
Les sources de querelles potentielles entre voisins ne manquent pas au sein d’une PPE, qu’il s’agisse d’enfants bruyants, d’escaliers laissés sales ou de la fumée intempestive d’un barbecue dominical. Or, ce qui n’était, au départ, qu’une somme de petites tensions, peut vite devenir une situation difficile à gérer sur la durée.
Dans ce contexte, l’exclusion d’un copropriétaire reste une solution de dernier recours. Elle n’intervient que lo...
Article payant
Pour lire cet article, connectez-vous ou choisissez l'un de nos abonnements.
Abonnements dès 9 Francs